Status :

Spot :

F&Sh Magazine

La Villa Belza, Biarritz

Basque Country - © J-Luc MacLav, Fish & Shots

Fish & Shots - Villa Belza

Accrochée au rocher de Cachaous, entre la plage du Port-Vieux et la Côte des Basques, la Villa Belza est l'un des symboles les plus fascinants et mystérieux de Biarritz. Avec sa silhouette sombre et élégante se détachant sur l'océan, elle intrigue et captive tous ceux qui la contemplent.

Perched on the Cachaous rock, between Port-Vieux Beach and the Côte des Basques, Villa Belza is one of the most fascinating and mysterious symbols of Biarritz. With its dark and elegant silhouette standing out against the ocean, it intrigues and captivates all who gaze upon it.

Acorralada sobre la roca de Cachaous, entre la playa de Port-Vieux y la Côte des Basques, la Villa Belza es uno de los símbolos más fascinantes y misteriosos de Biarritz. Con su silueta oscura y elegante destacándose sobre el océano, intriga y cautiva a todos los que la contemplan.

Dark Jewel

Fish & Shots - Grande Plage

Dark Jewel

Érigée en 1882 par l’architecte Alphonse Bertrand pour un dandy parisien nommé Ange Dufresnay, la Villa Belza n’a jamais eu l’intention de se fondre dans le décor. Corps intrépide face à l’Atlantique, robe néogothique aux reflets d’ombre, et ce nom basque, “Belza”, la noir, comme un sort soufflé par les falaises. D’abord résidence privée, puis cabaret incandescent des Années folles, avant de devenir un fantôme battu par les vents, elle renaît aujourd’hui en appartements de luxe. Belza change de peau, mais jamais d’âme. Ce sont les rumeurs, pourtant, qui ont façonné sa légende. Rites occultes, esprits en cavale, silhouettes tapies derrière les vitres. La nuit, même les vagues murmurent son nom. Et ici, quand les surfeurs parlent, c’est souvent d’elle.

Built in 1882 by architect Alphonse Bertrand for a Parisian dandy named Ange Dufresnay, Villa Belza never intended to blend into its surroundings. Bold against the Atlantic, neo-Gothic dress with shadowy reflections, and this Basque name, “Belza,” the black, like a spell whispered by the cliffs. Initially a private residence, then a glowing cabaret of the Roaring Twenties, before becoming a ghost buffeted by the winds, it now rises again as luxury apartments. Belza changes its skin, but never its soul. It is the rumors, however, that have shaped its legend. Occult rites, wandering spirits, silhouettes lurking behind the windows. At night, even the waves whisper its name. And here, when surfers talk, it is often about her.

Construida en 1882 por el arquitecto Alphonse Bertrand para un dandi parisino llamado Ange Dufresnay, la Villa Belza nunca tuvo intención de integrarse en el paisaje. Valiente frente al Atlántico, vestido neogótico con reflejos de sombra, y este nombre vasco, “Belza”, la negra, como un hechizo susurrado por los acantilados. Inicialmente residencia privada, luego un cabaret resplandeciente de los Años Locos, antes de convertirse en un fantasma azotado por los vientos, hoy renace como apartamentos de lujo. Belza cambia de piel, pero nunca de alma. Sin embargo, son los rumores los que han moldeado su leyenda. Ritos ocultos, espíritus errantes, siluetas escondidas tras las ventanas. Por la noche, incluso las olas susurran su nombre. Y aquí, cuando los surfistas hablan, a menudo es de ella.

The Devil’s Hole

The Devil's Hole

Aux pieds de Belza se trouve le « Trou du Diable », un gouffre naturel où les vagues s’engouffrent avec fracas lors des tempêtes. Les anciens racontaient que ce lieu était hanté par les chants des Laminak, ces créatures mi-femmes, mi-poissons, qui séduisaient les marins imprudents pour les engloutir dans les abysses. D’autres murmuraient qu’ici, entre les roches et la mer, se tenaient des rites occultes, appelant des forces sombres dans l’ombre des vagues. Belza, la princesse “noire”, semblait destinée à naître dans ce décor ténébreux, un endroit aussi fascinant qu’imposant, inspirant à la fois mystère et respect.

At the foot of Belza lies the “Devil’s Hole,” a natural chasm where the waves crash with fury during storms. The elders used to say that this place was haunted by the songs of the Laminak, half-women, half-fish creatures who lured careless sailors to swallow them into the abyss. Others whispered that here, between the rocks and the sea, occult rites were performed, summoning dark forces in the shadow of the waves. Belza, the “black” princess, seemed destined to be born in this dark setting, a place as fascinating as it is imposing, inspiring both mystery and respect.

A los pies de Belza se encuentra el “Agujero del Diablo”, un abismo natural donde las olas se precipitan con estruendo durante las tormentas. Los antiguos contaban que este lugar estaba habitado por los cantos de los Laminak, criaturas mitad mujer, mitad pez, que seducían a los marineros imprudentes para tragárselos en el abismo. Otros susurraban que aquí, entre las rocas y el mar, se realizaban ritos ocultos, invocando fuerzas oscuras en la sombra de las olas. Belza, la princesa “negra”, parecía destinada a nacer en este entorno tenebroso, un lugar tan fascinante como imponente, inspirando misterio y respeto.

Black Ecstasy

Black Ecstasy

Dans les années 1920, Belza troque ses airs de forteresse solitaire pour le masque flamboyant du “Château Basque”. Sous la houlette de Grégoire Beliankine, beau-frère d’Igor Stravinsky, la villa s’enivre de nuits folles et de parfums d’ailleurs. Des fêtes de Neptune aux soirées africaines peuplées d’animaux exotiques, l’endroit devient un théâtre d’excès, où l’élite européenne vient danser au bord du monde. On y croise des silhouettes drapées, des regards fardés, des rires étouffés entre les murs épais. Et puis, des murmures… On raconte que derrière les rideaux, des rites anciens se rejouaient, des invocations discrètes s’élevaient sous les étoiles, peut-être même quelques pactes scellés entre deux verres d’absinthe. Belza ne brillait pas. Elle ensorcelait.

In the 1920s, Belza traded its air of solitary fortress for the flamboyant mask of the “Château Basque.” Under the direction of Grégoire Beliankine, brother-in-law of Igor Stravinsky, the villa became intoxicated with wild nights and exotic scents. From Neptune-themed parties to African evenings filled with exotic animals, the place turned into a theater of excess, where the European elite came to dance at the edge of the world. Draped silhouettes, painted gazes, muffled laughter behind thick walls—these were the scenes. And then, whispers… It was said that behind the curtains, ancient rites were replayed, discreet invocations rose under the stars, perhaps even a few pacts sealed over glasses of absinthe. Belza did not shine. She bewitched.

En los años 1920, Belza cambió su aire de fortaleza solitaria por la máscara flamboyante del “Château Basque”. Bajo la dirección de Grégoire Beliankine —cuñado de Igor Stravinsky—, la villa se embriagó de noches locas y perfumes de otros lugares. Desde fiestas de Neptuno hasta veladas africanas con animales exóticos, el lugar se convirtió en un teatro de excesos, donde la élite europea venía a bailar al borde del mundo. Siluetas envueltas, miradas maquilladas, risas apagadas entre paredes gruesas: así eran las escenas. Y luego, susurros… Se decía que detrás de las cortinas se repetían antiguos ritos, invocaciones discretas surgían bajo las estrellas —quizá incluso algunos pactos sellados entre dos vasos de absenta. Belza no brillaba. Hechizaba.

Ashes and Spells

Ashes and Spells

Belza a brûlé. Deux fois. Une première en 1974, puis à nouveau dans les années 1980. Entre les flammes et les litiges entre copropriétaires, la villa s’est vidée de son sang. Plus de fêtes, plus de rires, juste des murs noircis, des fenêtres crevées, et les courants d’air pour seuls locataires. Squattée, défigurée, presque oubliée, elle devient un vaisseau fantôme posé sur son roc. Mais Belza n’est pas du genre à couler. Au début des années 1990, elle renaît de ses cendres, restaurée, liftée, transformée en appartements de luxe. Pourtant, malgré les dorures et le marbre, rien n’efface les murmures. Elle n’a rien perdu de son magnétisme étrange. Belza ne se laisse pas dompter, elle survit, elle fascine, elle veille.

Belza burned. Twice. First in 1974, then again in the 1980s. Between the flames and disputes among co-owners, the villa emptied of its life. No more parties, no more laughter, just blackened walls, shattered windows, and drafts as its only tenants. Squatted, defaced, almost forgotten, it became a ghost ship perched on its rock. But Belza was not one to sink. In the early 1990s, it rose from its ashes, restored, refurbished, transformed into luxury apartments. Yet, despite the gilding and marble, nothing erased the whispers. It had lost none of its strange magnetism. Belza cannot be tamed, she survives, she fascinates, she watches.

Belza se quemó. Dos veces. La primera en 1974, y de nuevo en los años 1980. Entre las llamas y las disputas entre los copropietarios, la villa se vació de su vida. No más fiestas, no más risas, solo paredes ennegrecidas, ventanas rotas y corrientes de aire como únicos inquilinos. Ocupada, desfigurada, casi olvidada, se convirtió en un barco fantasma sobre su roca. Pero Belza no era de las que se hunden. A principios de los años 1990, resurgió de sus cenizas, restaurada, renovada, transformada en apartamentos de lujo. Sin embargo, a pesar del dorado y el mármol, nada borró los susurros. No había perdido su extraño magnetismo. Belza no se deja domesticar, sobrevive, fascina y vela.

Commande du tirage

Prix : 0€

La Villa Belza, Biarritz

La Côte des Basques, Biarritz

La Grande Plage, Biarritz

Le Rocher de la Vierge, Biarritz

Tu veux contacter le Magazine?

Let's get in touch !

Fish & Shots Magazine
by J-Luc MacLav
© Jean-Luc Macharé Lavini